29/06/2026
Publié le 29/06/2026

Ransomware ou rançongiciel : quelle différence ?

Ransomware ou rançongiciel : quelle différence ?

Quelle est la différence entre ransomware et rançongiciel ?

En 2025, Cybermalveillance.gouv.fr a recensé environ 2 700 demandes d'assistance liées à un rançongiciel, soit une hausse de 10 % par rapport à 2024. Chez les collectivités et administrations, le rançongiciel représente 13,1 % des demandes d'aide, ce qui en fait l'une de leurs principales menaces.

Vous voyez parfois « ransomware », parfois « rançongiciel », et vous vous demandez si ce sont deux menaces différentes. Non : ce sont deux mots désignant la même finalité, l'un anglais, l'autre français. La confusion vient du vocabulaire, jamais de la technique. Reste à comprendre comment fonctionne cette attaque et pourquoi elle figure aujourd'hui parmi les cybermenaces les plus redoutées en France.

Ransomware et rançongiciel : définition

Un rançongiciel est un logiciel malveillant. Il bloque l’accès à vos fichiers et il les chiffre.

Ensuite, il réclame une rançon pour les rendre. C'est exactement la définition de « ransomware ». Le terme français est une contraction de « rançon » et de « logiciel », créée pour franciser l'anglicisme.

Détail méconnu : le terme recommandé par la Commission d’enrichissement de la langue française est « logiciel rançonneur ». Le mot « rançongiciel » y est même déconseillé. Dans la pratique, c'est pourtant « rançongiciel » qui s'est imposé, jusque chez l'ANSSI et Cybermalveillance.gouv.fr, les deux références françaises de la cybersécurité.

Comment fonctionne une attaque par rançongiciel ?

Le scénario est presque toujours le même. L'attaque entre par un courriel de phishing, une pièce jointe infectée ou une faille non corrigée. Le programme chiffre alors les données du poste, et souvent celles des serveurs et sauvegardes accessibles. Un message d'extorsion réclame ensuite une rançon, généralement en cryptomonnaie, contre la clé de déchiffrement.

Les attaquants ajoutent souvent une seconde pression : publier les données volées si la victime ne paie pas. C'est la double extorsion. Payer ne garantit jamais la récupération des fichiers et finance directement ces réseaux : en matière de cybersécurité, les autorités déconseillent fermement de céder.

Une cybermenace qui repart à la hausse en France

Après l'accalmie de 2024, les attaques par rançongiciel sont reparties à la hausse en 2025, avec environ 2 700 demandes d'assistance recensées par Cybermalveillance.gouv.fr (+10 %). Cette cybermenace vise surtout les organisations : elle pèse 13,1 % des demandes des collectivités.

Le rançongiciel ne se propage d'ailleurs jamais seul. Il s’appuie presque toujours sur une autre cybermenace en amont. Le plus souvent, il s’agit du phishing.

Ce dernier sert de point d’entrée vers le système d’information. Une fois actif, le rançongiciel peut paralyser l'ensemble du système informatique d'une organisation en quelques minutes. Il figure parmi les types d'attaques les plus paralysants pour une entreprise.

La sensibilisation, première protection

La plupart de ces attaques ne commencent pas par une prouesse technique, mais par une erreur humaine : un courriel de phishing ouvert, une pièce jointe lancée sans méfiance. C'est d'ailleurs l'hameçonnage qui ouvre le plus souvent la porte au rançongiciel. Antivirus, correctifs et sauvegardes hors ligne sont indispensables, mais aucun outil de cybersécurité ne remplace un utilisateur vigilant.

Une équipe formée à repérer un courriel suspect réduit fortement le risque, pour un coût bien inférieur à celui d'une attaque. C'est pourquoi la sensibilisation est devenue le pilier de toute stratégie de cybersécurité, au même titre que les mesures techniques.

Les rançongiciels exploitent également les failles de sécurité laissées par des logiciels non mis à jour. Un mot de passe volé suffit à offrir un accès non autorisé au réseau et à déclencher l'attaque. Une attaque réussie expose les informations confidentielles de l'entreprise comme celles de ses clients. En matière de cybersécurité, la formation des collaborateurs reste l'investissement au meilleur rapport coût efficacité.

Que faire en cas d'attaque ?

Quelques réflexes limitent les dégâts. Déconnectez immédiatement les machines touchées du réseau pour stopper la propagation, coupez l'accès à Internet et ne payez pas la rançon. Alertez sans attendre votre service ou votre prestataire informatique, conservez les preuves, déposez plainte et signalez l'incident sur les dispositifs officiels. Une réaction rapide fait souvent la différence entre un incident maîtrisé et une crise majeure.

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Ransomware ou rançongiciel, c'est le même mot pour une même menace bien réelle. Et puisqu'elle exploite avant tout l'erreur humaine, c'est sur l'humain qu'il faut agir en priorité.

C'est la mission de Sencybeo, la plateforme rend vos collaborateurs capables de repérer une attaque avant qu'elle ne devienne un rançongiciel : simulations de phishing réalistes, modules courts et concrets, suivi des progrès de vos collaborateurs.

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